Berlin sous le signe de Mahler

Les Berlinois le savent désormais, les calendriers prévisionnels n’engagent que ceux qui y croient – aux dernières nouvelles l’aéroport de Brandebourg devrait ouvrir ses portes en octobre 2013, alors que la mise en service devait se faire en juin 2012… Attendue pour le début de la saison, ce n’est que fin novembre que la Deustche Oper inaugure la Tischlerei, petite salle à l’arrière de l’institution de la Bismarck Strasse en complément de l’auditorium de 1900 places et du Foyer, unique lieu jusqu’alors pour les productions plus intimistes. Réduit à sa plus simple expression, le hall d’entrée se mérite, avant de découvrir une scène en contact presque direct avec le public, un peu comme à l’amphitéâtre Bastille. Pas de plateau surélevé, les musiciens sont au même niveau que les chanteurs. Mahler, de Berlin à Rouen Et pour couper le ruban, on a commandé à la compagnie Nico and the navigators un spectacle autour de la vie de Mahler : Mahlermania, hommage mêlant chant et chorégraphie à un compositeur qui, paradoxalement, dirigea et s’inspira beaucoup de l’opéra dans ses symphonies, sans jamais léguer un seul opus lyrique. Complilant une dizaine de pages et d’extraits, pour l’essentiel tirés de sa première période créatrice, le spectacle offre une succession de saynètes autour de la figure centrale d’Alma, sa femme, des voyages, et des affres de la création. Parfois drôles, elles suscitent rarement une émotion comparable à sa musique. Les éléments de la biographie de celui qui fut aussi un brillant directeur de l’Opéra de Vienne au tournant du siècle, peuvent compenser l’incompréhension de l’allemand. Mais les droits du théâtre trahissent souvent les intentions des partitions – réorchestrées en version de chambre. L’Abschied (L’Adieu), dernier lied du Chant de la Terre qui conclut la soirée, bouleversant renoncement à la vie d’une trentaine de minutes subit une surcharge d’effets visuels et pathétiques en contradiction avec la noble retenue de la musique. Présent dans l’assistance, Frédéric Roels, directeur de l’opéra de Rouen, a fait le déplacement pour découvrir un spectacle qu’il prévoit d’importer sur sa scène du Théâtre des Arts l’année prochaine. Jamais Berlin n’aura été si proche.

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