Silent Songs into the wild

Concert mis en scène: Nico and the Navigators entreprennent un voyage exploratoire, à la découverte du legs romantique des Lieder au sein de nos sociétés contemporaines. 

SILENT SONGS into the wild 

En étranger je suis venu…Que signifie cet élan? Le vent d’Est m’apporte t-il de bonnes nouvelles?

Je suis habitué aux vagabondages, Tous les chemins mènent à un but…

 

Les lieder de Schubert sont empreints du thème de l’errance et du départ, de ce sentiment de solitude, d’être éternellement un étranger. A notre époque caractérisée par des flux migratoires massifs, qu’est-ce que cela implique, de s’emparer de ces textes et lieder avec tous ses sens ?

Faut-il du courage pour se laisser subjuguer par les violentes émotions que ceux-ci véhiculent, tels une douche écossaise: désolation et deuil, amour et désir, espoir et colère? A cet égard, nos sentiments ontils changé au XXIème Siècle ? Comment la musique s’échappe t-elle du corps, par quel biais une sensation trouve t-elle son expression musicale ?

Pour quatuor à cordes, 4 chanteurs, 3 danseurs, piano et guitare électrique

Avec „SILENT SONGS into the wild“ Nico and the Navigators entreprend un voyage exploratoire, à la découverte du legs romantique des Lieder au sein de nos sociétés contemporaines. Et ce non pas simplement avec leur voix, mais avec leur personnalité propre et l’ensemble de leur vocabulaire physique et émotionnel. Ainsi tiraillés par des élans contradictoires, entre recueillement et épanchement, entre passé et présent, ils développent de nouvelles formes d’interprétation, tant vocale que corporelle, pour se frayer leur propre chemin à la rencontre de ces tubes d’autrefois.

Tout en abordant avec le plus grand respect l’oeuvre originale de Schubert, il s’agit de s’interroger: Qu’advient-il quand on laisse un chanteur jouer en toute liberté avec un lied ? Est-ce que le chant s’achève sur un éclat de rire? En larmes? Se transforme-t-il en une complainte arabe? Un air de jazz? Que ressent l’auditeur d’aujourd’hui à l’écoute du Lied schubertien ? Est-il séduit, apaisé? Le trouve t-il artificiel, bizarre ? Ou bien résolument en phase avec notre époque ? Se fait-il l’écho des aspirations et sensations d’aujourd’hui ?

Autant de questions retranscrites sur le plateau par le biais du son et des gestes, dans les configurations les plus diverses, grâce à un constant dialogue entre chanteurs, performeurs et musiciens, y compris une guitare électrique. A ce propos il convient de souligner que Schubert lui-même jouait de la guitare : nombre de Lieder ont été écrit avec un accompagnement de guitare, comme par exemple une Sérénade en l’honneur de son père.

En octobre 2015 une première approche de ce projet a vu le jour dans le cadre d’une création d’atelier avec les étudiants de la classe de chant de l’Académie de Théâtre August Everding.

Première esquisse

Les Lieder issus des cycles „Schwanengesang“ (Le Chant du Cygne), „Winterreise“ (Voyage d’Hiver) et „Die schöne Müllerin“ (La Belle Meunière) ainsi que différents autres s’entrecroiseront pour former un nouveau cycle, original et surprenant. Entre les Lieder, des intermèdes scéniques naîtront de l’inspiration musicale. Les Navigators réagiront à l’oeuvre de Schubert tels des sismographes.

 

 

Une production de Nico and the Navigators et BOZAR Bruxelles. En coproduction avec Niedersächsische Musiktage et Konzerthaus Berlin. En coopération avec Elbphilharmonie. Avec le soutien de la Fondation de lʼEtat Fédéral Allemand pour la Culture, du Land de Berlin et de la Fondation Rusch.

 

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Revue de presse

Tomasz Kurianowicz / Tagesspiegel

« De manière impressionnante, Nico and the Navigators parviennent à mettre en scène l’expérience de l’étrangeté et la recherche de la patrie avec une performance complexe des lieder de Schubert…créé un univers sonore qui est moderne, obstiné et pourtant sensible. À la fin, la finale du Quatuor à cordes de Schubert « La jeune fille et la mort » retentit – si claire, énergique et convaincante que le public ne veut pas rentrer chez lui pendant longtemps… »

Tomasz Kurianowicz / Tagesspiegel

Au Konzerthaus - dans "Silent songs into wild" - la troupe de ‘Nico et les Navigators’ combine les lieder de Schubert avec une performance complexe sur l’exil et l'expulsion. Les thèmes de "Évasion et Expulsion" ne sont jamais un sujet facile pour l'art: rapidement, les approches peuvent sembler excessives, peu coûteuses ou accusatoires. Il est d'autant plus incroyable que la compagnie ‘Nico and the Navigators’, dirigé par Nicola Hümpel, parvient - de manière impressionnante et sans pathos - à mettre en scène l'expérience de l’étrangeté et la recherche de la patrie avec une performance complexe des lieder de Schubert. « SILENT SONGS into the wild » commence doucement: le Quartet Apollon Musagète joue le "Fremdling" de Schubert, aliénant la partition classique avec des sons de guitare et de contrebasse, pénétrant dans les racines de la pièce mélancolique et créant un univers sonore qui est moderne, obstiné et pourtant sensible. Les paroles de «Der Wegweiser (Le Poteau indicateur)» pourraient être la devise de la soirée: «Panneaux annonçant les villes,/ Panneaux scellant mon chemin, / Mais je marche sans asile, / Et jamais mon repos n'advient». L'amour technologique de la modernité Les musiciens, les chanteurs et les danseurs issus de sept nations sont guidés par la gravité de la musique et la tourmente des textes. Chaque chanson a une devise contemporaine: "Dead and Living", "Lampedusa" ou "Distance". Non seulement les danseurs Yui Kawaguchi, Anna-Luise Recke et Michael Shapira explorent leurs corps dans de puissantes chorégraphies. Les chanteurs doivent également se prouver physiquement sur la scène, coincés et embobinés, encerclés par la danse et contestés. Comme le ténor Ted Schmitz, qui – avec un anglais américain prononcé - est capable de réfracter les chansons de Schubert et de les diriger vers de nouvelles directions. Ce sont des approches personnelles qui ne connaissent pas les limites de la piété. La première moitié de la pièce peut s'avérer plutôt mélancolique; dans la seconde partie, les artistes reflètent ironiquement leurs thèmes. Dans « Tindertribe » par exemple, lorsque l'amour technologique de la modernité occidentale est conjugué à la "Bonne Nuit" de Schubert et manifeste ainsi sa valeur transhistorique: « L'amour aime cheminer, / Dieu l'a ainsi fait, / de l’un à l’autre. / Douce bien-aimée, bonne nuit! ». A la fin, la finale du Quatuor à cordes de Schubert « La jeune fille et la mort » retentit - si claire, énergique et convaincante que le public ne veut pas rentrer chez lui pendant longtemps.

Andreas Montag / Mitteldeutsche Zeitung

..Être étranger et arriver, être désespéré et sécurisé…Au Konzerthaus, la soirée est chorégraphiée de manière fine – mise en scène au point par Nico et – sur le niveau du décor et de la vidéo – brillamment agencé par Oliver Proske… Voilà, á quoi ressemble la liberté.

Andreas Montag / Mitteldeutsche Zeitung

Si la metteuse en scène Nicola Hümpel avait choisi la discipline Art-Rock au Bauhaus Dessau il y a 20 ans, le projet aurait probablement été couronné de succès en raison d’une maîtrise du style et de l'admirable régularité de cette femme. Mais Nico, comme elle s'appelle elle-même, s’est décidé à l’époque, avec son partenaire Oliver Proske – génie comme elle - et une poignée d'autres enthousiastes, pour un théâtre musical créatif et inouï. « Nico and the Navigators » sont des stars internationales depuis longtemps Depuis longtemps Nico and the Navigators sont des stars internationales et les grandes scènes du monde sont devenues leur maison. Celui qui avait encore souri légèrement à Dessau, quand l'espièglerie de la troupe l'emportait sur la musique, pouvait déjà observer une impulsion à la composition et à l'holistique qui était - déjà à l’époque - clairement perceptible. Il sera aujourd’hui tout simplement subjugué. Le lundi soir, Nico et ses camarades ont donc présenté leur dernière production au Konzerthaus de Berlin au Gendarmenmarkt, l’une des meilleures adresses de la ville: «Silent Songs into the Wild»: un concert scénique avec la musique de Franz Schubert Quel commentaire de cette image troublée que l'Allemagne se donne d'elle-même aurait pu être plus appropriée au lendemain des élections qui ont jeté un froid sur le pays! Chanteurs, danseurs et six musiciens - tous de qualité exquise et de différents pays - réalisent une œuvre d'art totale dédiée au grand Schubert et la question: qui est ce ‘Moi’, et où est sa maison? « Nico and the Navigators »: Voilà, á quoi ressemble la liberté. Être étranger et arriver, être désespéré et sécurisé. C’est autour de ses aspects, que se développe la soirée, qui est chorégraphiée de manière fine – mise en scène au point par Nico et – sur le niveau du décor et de la vidéo – brillamment agencé par Oliver Proske au Konzerthaus. Oublié l’endroit, il n’y a pas un nom de politicien qui hante l’esprit. L'un n'est que l'œil et l'oreille et - dans le cœur - uni avec les acteurs. À la chanson du Lindenbaum, par exemple, accompagnée par Tobias Weber avec la touche d'une guitare blues, la patrie est délesté de tout le ballast, qui s'y attache. Voilà, á quoi ressemble la liberté.

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